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Les emplois du participe

Article écrit par F. Robert pour Cours-de-Latin.com
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  3. Les emplois du participe
Table des matières 📖
    1. I. Le participe employé comme adjectif
    2. II. Le participe employé comme substantif
    3. III. L’ablatif absolu
      1. Conseils pour la traduction

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Quel que soit son temps grammatical, le participe est une forme adjective du verbe : il porte des marques de genre, de nombre et de cas.
La forme qu’il prend résulte toujours d’un accord avec un substantif (même si celui-ci est sous-entendu).

Il existe en latin trois participes. Les participes présents et futurs ont toujours un sens actif et le participe parfait un sens passif.

I. Le participe employé comme adjectif ¶

  1. À l’instar de tout adjectif, un participe peut se construire directement comme épithète ou apposition à un substantif, à un GN ou à un pronom.

    Sabinae mulieres, uidentes Sabinos Romanosque pugnare, se inter tela intulerunt. (a)

    « Les épouses sabines, voyant que les Sabins et les Romains se battaient, se jetèrent au milieu des traits. »

    Nouisti templa ab Etruscis condita ? (b)

    « Connais-tu les temples construits par les Étrusques ? »

    1. Les participes conservent leur capacité verbale à recevoir des compléments (proposition infinitive dans l’exemple (a) ; complément d’agent dans l’exemple (b)).

    2. Un participe apposé véhicule souvent une valeur circonstancielle sous-jacente que l’on doit déterminer en fonction du contexte (temps, cause, concession, manière ou hypothèse ; ces valeurs peuvent parfois se cumuler) et que l’on peut exprimer dans la traduction. Ainsi, pour traduire le participe de l’exemple (a) : « quand elles virent… », « en voyant… »

  1. Les participes parfaits et futurs peuvent en outre se construire comme des attributs : avec le verbe esse employé comme auxiliaire, ils servent à créer des formes verbales composées.

    Parthi a Pompeio uicti sunt.

    « Les Parthes ont été / furent vaincus par Pompée. »

    En revanche, l’emploi du participe futur comme attribut par l’intermédiaire du verbe esse ne constitue pas une périphrase de futur : il n’a pas de valeur temporelle mais peut présenter trois nuances modales en fonction du contexte :

    • l’imminence : « sur le point de… »
    • la volonté : « ayant l’intention de… »
    • la destination : « destiné à… », « voué à… »

    Caesar Gallos uicturus erat.

    « César était destiné à / devait vaincre les Gaulois. »
    « César avait l’intention / pour projet de vaincre les Gaulois. »
    « César était destiné à vaincre les Gaulois. »

II. Le participe employé comme substantif ¶

Comme tout adjectif, un participe peut parfois se substantiver : il devient à lui seul l’équivalent d’un nom (au masculin quand il se rapporte à un être animé, au neutre dans les autres cas).

Spectantes gladiatores mirabantur.

« Les spectateurs (litt. ceux regardant) admiraient les gladiateurs. »

Post pugnam centurio uulneratos numerauit.

« Après la bataille, le centurion compta les blessés (litt. ceux ayant été blessés). »

Magister discipulis Caesaris facta narrabat.

« Le maître racontait à ses élèves les actions / exploits (litt. les choses ayant été faites) de César. »

III. L’ablatif absolu ¶

L’ablatif absolu est l’équivalent d’une proposition subordonnée circonstancielle, détachée (c’est le sens étymologique d’asbolutum, « séparé, disjoint ») de la construction syntaxique du reste de la phrase. Il a un sujet propre qui n’occupe pas d’autre fonction dans la phrase dans laquelle il s’insère. Dans ce cas, le participe conserve pleinement sa valeur verbale ; il s’accorde en genre et en nombre avec le sujet, qui est à l’ablatif – ainsi que le participe par conséquent.

Conseils pour la traduction ¶

  • toujours traduire d’abord de façon littérale par une proposition participiale (structure qui existe aussi en français, quoiqu’elle soit plus rarement usitée qu’en latin)

  • dans un second temps, s’aider du contexte pour déterminer la valeur circonstancielle de l’ablatif absolu ; le plus souvent il exprime le temps, la cause ou bien une alliance des deux ; il peut plus rarement exprimer aussi une concession, une condition ou une comparaison (auquel cas cette valeur peut être précisée par une particule : quasi, etsi, tamquam, etc.)

  • enfin, essayer de trouver la formulation qui soit la plus claire et la plus naturelle en français.

Romulo regnante, Romani Sabinas ceperunt.

litt. « Romulus régnant » → « Sous le règne de Romulus, les Romains enlevèrent les Sabines. »

Partibus factis, sic leo uerba fecit.

litt. « les parts ayant été faites » → « Après que les parts eurent été faites / Une fois les parts faites, le lion s’exprima ainsi. »

Romanis appropinquantibus, Galli ad pugnandum se parauerunt.

litt. « les Romains approchant » → « Comme les Romains approchaient / À l’approche des Romains, les Gaulois se préparèrent à combattre. »

Quand un ablatif absolu ne comporte pas de verbe, c’est qu’il s’agit du verbe esse sous-entendu (qui n’a pas de participe) : l’ablatif absolu met alors directement en relation un sujet et son attribut, tous deux à l’ablatif.

Me puero, non poteram Graecam linguam legere.

litt. « Moi étant enfant » → « Lorsque j’étais enfant, je ne savais pas lire le grec. »

M. Messala M. Pisone consulibus, coniurationem nobilitatis fecit Orgetorix. (César, Guerre des Gaules, I, ii, 1)

litt. « M. Messale et M. Pison étant consuls » → « Sous le consulat de M. Messale et M. Pison, Orgétorix forma une conjuration de la noblesse. »

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F. Robert
Écrit par F. Robert

Professeur agrégé de Grammaire

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